Position du missionnaire

La position du missionnaire est la position sexuelle la plus courante dans la sexualité occidentale. La femme est couchée sur le dos, cuisses écartées, et son partenaire s'allonge sur elle.



Catégories :

Position sexuelle - Pratique sexuelle

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • La plus connu est celle d'Alfred Kinsey dans les années 40/50 au USA et qui...... La position du missionnaire est certainement la position qui a été la... (source : membres.lycos)
Dessin érotique de Édouard-Henri Avril

La position du missionnaire est la position sexuelle la plus courante dans la sexualité occidentale. La femme est couchée sur le dos, cuisses écartées, et son partenaire s'allonge sur elle .

Histoire de l'expression

Position du missionnaire dans la Grèce antique. Musée national de Tarquinia.

Une légende assez fréquemment répandue stipule que l'expression «position du missionnaire» viendrait des missionnaires chrétiens qui l'auraient préconisée à leurs ouailles comme l'unique convenable en matière de relations sexuelles. Au départ de cette légende, Alfred Kinsey qui avait commis dans son célèbre rapport[1] de 1948, une série d'interprétations erronées de documents historiques[2][3].

Avant le rapport Kinsey, la position du missionnaire était connue sous différents noms comme la «position de papa-maman» ou la «position anglo-américaine» [3]. En 1948, Kinsey publie le premier volume, celui qui concerne la sexualité masculine de ce qu'on appellera fréquemment le rapport Kinsey. Il y expose la prédilection américaine pour la position qu'il nomme la «position anglo-américaine». À propos de l'ouvrage de Malinowski La vie sexuelle des sauvages du Nord-ouest de la Mélanésie[4], Kinsey rédigé [3] :

«Il convient de rappeler que Malinowski (1929) observe l'usage presque universel d'une position complètement différente chez les habitants des îles Tobriand... et ... qu'autour des feux de camps, ceux-ci raffolent des anecdotes sur la position anglo-américaine dont ils parlent comme de la "position du missionnaire".»

En 2001, selon Robert Priest , les lexicographes et les sexologues n'avaient pas trouvé d'occurrence de l'expression «position du missionnaire» antérieure à Kinsey. Priest conclut que Kinsey avait à son insu créé une confusion entre plusieurs facteurs[3] : Dans un premier temps, selon Malinowski, les habitants des Îles Trobriand pratiquent ces soirées de chansons et de moqueries au clair de lune et non pas autour d'un feu de camp. Dans son rapport Kinsey, Kinsey rédigé que les Tobriandais rigolent en évoquant le face-à-face, homme dessus et femme dessous au cours du coït, mais il ne donne pas le contexte. Il rédigé aussi que la position était enseignée par les négociants blancs, les planteurs ou les fonctionnaires, mais il ne cite pas les missionnaires. Kinsey rappelle d'autre part qu'au Moyen-Âge, l'Église catholique recommandait cette position, supposant que les missionnaires faisaient de même. En réalité, Malinowski rédigé qu'il a vu un couple de fiancés tobriandais se tenir la main et se pencher l'un contre l'autre, et que les locaux appelaient ça misinari si bubunela, c'est-à-dire, «à la façon des missionnaires». En combinant malencontreusement ces différents faits, Kinsey invente un néologisme tout en croyant reprendre une expression ancienne[3].

Finalement, l'histoire sur l'origine de l'expression a été si répétée qu'elle est devenue beaucoup acceptée, et l'histoire de son élaboration avec Kinsey et Malinowski s'est estompée. Les sexologues anglo-saxons ont commencé à utiliser cette expression pour désigner la position sexuelle à la fin des années soixante, et la missionary position a remplacé progressivement les anciennes appellations dans la langue anglaise. Au cours des années 1990, cette expression s'est étendue à d'autres langues : Missionarsstellung en allemand, postura del misionero en espagnol et position du missionnaire en français[3].

Dans le règne animal

La position du missionnaire est aussi décrite comme une position sexuelle ventro-ventrale. Son usage est décrit chez les hommes, les chimpanzés bonobos et certains mammifères marins comme les dauphins. On a longtemps cru que l'ours la pratiquait aussi, ce qui n'est pas le cas[5].

Analyse

Les missionnaires, dessin de Gustav Klimt

Dans cette position les deux partenaires peuvent se regarder et s'embrasser. Elle permet aussi de fluctuer l'angle de la pénétration et offre la possibilité d'une stimulation clitoridienne par la base du pénis (une importante proportion de femmes n'obtiennent d'orgasmes que par stimulation du clitoris).

Notes et références

  1. A. D. Kinsey, Le comportement sexuel de l'homme, Pavois, Paris, 1948
  2. (en) Assuming the missionary position… again, dans The Straight Dope, ed. Cecil Adams, 17 juin 2005
  3. abcdef (en) Robert J. Priest , Missionary Positions : Christian, Modernist, and Postmodernist dans Current Anthropology, vol. 75 p. 30-31, 2001
  4. Bronisław Malinowski La vie sexuelle des sauvages du Nord-ouest de la Mélanésie, 1929 (PDF chap. 1 à 9, PDF chap. 10 à 14)
  5. L'Ours. Histoire d'un roi déchu, Michel Pastoureau, Éditions du Seuil, janvier 2007 – ISBN 978-2020215428.

Liens externes

La position du missionnaire


Recherche sur Amazon (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Position_du_missionnaire.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 06/08/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu